Ta Quang Liem
Email : email@taquangliem.com
Sources :
Alcatel Network Systems Vietnam (ANSV).
Poste d'Expansion Economique (PEE) à Hanoi.
Viet Nam Posts and Telecoms (VNPT).
Introduction - Organisation du secteur des Télécoms - VNPT - Public phone - Mobile phone
A chaque fois qu'on parle du Vietnam, la première pensée
qui vient à notre esprit, est la guerre, toutes les guerres que
ce petit pays a affrontées depuis des siècles.
Depuis toujours, l'image du Vietnam est associée à une rizière
verte, à des soldats américains qui débarquent avec
leurs hélicoptères et à la souffrance de ce peuple
dont je fais partie.
Qui sait que derrière ce pays déchiré par la guerre, est cachée une formidable vitrine mondiale de la télécommunication ? Qui ose croire que là, au Vietnam, on peut trouver des moyens de télécommunications les plus modernes au monde? Qui espère trouver au Vietnam les plus grandes entreprises du monde dansle domaine de la téléphonie, telles que Alcatel, Ericksson, Motorola, NTT, Nec...?
ORGANISATION DU SECTEUR DES TELECOMMUNICATIONS DU VIETNAM
La réorganisation du Département Général des Postes et Télécommunications du Vietnam (DGPT) a eu lieu en septembre 1995. Si de nombreux directeurs de services ont été nommés rapidement, certains postes restent encore à pourvoir. Ce département, organe réglementaire, placé sous l'autorité du Premier ministre vietnamien, définit les grandes orientations du pays en matière de services postaux et télécommunications et a, sous son autorité, l'opérateur national, VNPT (Viet Nam Post and Telecom). En l'absence de véritable ministère des Télécommunications, le secrétaire général de DGPT jouit d'un rang de ministre.
Au sein de VNPT, l'exploitation des différents réseaux a été confiée à des filiales spécialisée, telles que VTI (Vietnam Telecommunications International), VTN (Vietnam Telecommunications Network), VDC (Vietnam Data Communications), VMS (Vietnam Mobile Services), et les activités industrielles et commerciales à des sociétés telles que Potmasco II (centrale d'achat pour le Sud), Viteco, Cokyvina (centrale d'achat pour le Nord), ou encore Kasati.
Le deuxième opérateur vietnamien autorisé par la DGPT, a obtenu sa licence mi-1995. Il s'agit de METC (Military Electronics and Telecommunications Corporation, ex-SIGELCO), opérateur placé sous la tutelle du ministère vietnamien de la Défense. Son directeur général est le Colonel DAM DOI, et les deux directeurs généraux adjoints sont MM. NGUYEN TIEN MI et PHAM NGOC DIEP (ex-directeur général de SIGELCO).
D'ici peu de temps, il y aurait un troisième opérateur au Vietnam. Il s'agit de l'alliance entre la Compagnie d'Electronique et Télécommunications de Saigon et la société Sofrecoms, une filiale de France télécoms, leur projet serait actuellement en discussion (sources non-officielles).
QUELQUES LIGNES SUR VNPT (Viet Nam Posts and Telecoms) :
Plan de développement des télécommunications jusqu'à l'an 2000 :
Extrait du discours de Monsieur DANG DINH LAM, Directeur Général Adjoint de VNPT,
lors du séminaire de l'Asia Pacific Telecommunity (APT), à Hanoi, le 5 mai 1994
« 1. Mettre la priorité sur le développement des circuits internationaux en réponse aux exigences de qualité de service. C'est un facteur important de la réalisation de la politique d'ouverture du Gouvernement, et c'est aussi une source importante de revenu pour le développement de notre réseau.
2. La densité téléphonique devra atteindre 1 ligne pour 100 habitants en 1995, et 3 lignes pour 100 habitants en l'an 2000 (effectivement, au début de 1996, au Vietnam, on compte un peu plus d'une ligne pour 100 habitants). Les prévisions estiment la population vietnamienne à 74 millions en 1995 et 80 millions en l'an 2000. Par conséquent, le nombre total d'abonnés devra atteindre 740 000 en 1995 et 2 400 000 en l'an 2000. Pour atteindre cet objectif, le développement doit s'accélérer: le nombre d'abonnés devra tripler d'ici à 1995 et décupler d'ici à l'an 2000.
Objectif pour 1995 :
Disponibilité du service téléphonique à : 100% des districts de plaines.
70% des districts de hauts plateaux.
10% des districts de montagnes.
Objectif pour 2000 :
Disponibilité du service téléphonique à : 100% de tous les districts.
3. Etendre les réseaux de transmissions de données par paquets, GSM, paging, cabines publiques à cartes, aux différents centres industriels et commerciaux, et connecter ces réseaux à l'international pour en faire la base du développement des technologies de l'information. Le nombre de cabines publiques atteindra 30.000 à 50.000 en l'an 2000. Dès 1995, mettre en service visiophone et vidéo conférence.
Réseau GSM :
VNPT met en place depuis le début de l'année 1996 un second réseau GSM couvrant l'ensemble du territoire, et installé par SIEMENS-MOTOROLA. Ce réseau qui devrait être mis en service mi-1996 sera géré directement par les PTT (Hanoi, Danang et HCMV). Il mettra ainsi fin à la situation de monopole de VMS.
LES TELECOMMUNICATIONS AU VIETNAM
Le marché de la téléphonie publique au Vietnam est encore embryonnaire. Pour beaucoup de Vietnamiens, il est assez illogique d'acheter une carte téléphonique 30000 dôngs alors qu'il est possible de téléphoner presque gratuitement de chez eux. De plus, le taux d'abonnements téléphonique est parmi les plus bas d'Asie du Sud Est avec 0.9%, soit 700000 lignes pour 74 millions d'habitants. Enfin, le coût des appels interurbain est compris dans l'abonnement téléphonique payé mensuellement. Ces trois points font que l'intérêt pour la téléphonie publique est assez limité. Ce marché est donc peu développé.
Situation actuelle
Malgré ces difficultés, le Département Général des Postes et Télécommunications (DGPT) espère la mise en service de 30 000 à 50 000 cabines publiques pour l'an 2000. Le DGPT n'est pas directement opérateur. Il a autorisé deux « opérateurs » à installer leurs cabines publiques à Hanoi et Ho Chi Minh Ville, sous la forme de contrats de coopération d'affaires pour l'une d'entre elles. Les deux entités, l'une gestionnaire de réseaux Sapura (Malaisie) et l'autre Schlumberger (France) misent sur le développement du marché vietnamien de la téléphonie publique.
Sapura, a été la première société de téléphonie publique à venir s'implanter sur le marché vietnamien, possède deux réseaux, l'un à Hanoi et le second à Ho Chi Minh Ville où Sapura est le seul opérateur. A l'heure actuelle, Sapura possède 350 cabines à Ho Chi Minh Ville, ainsi que 25 à Vung Tau et 25 à Song Be. Au terme des trois premières années de son contrat de coopération, Sapura doit fournir et installer 1500 publiphones dans la métropole du sud du Vietnam.
Sapura est engagé dans un programme similaire dans la capitale vietnamienne et dans les villes Haiphong, Danang et Hue. Cent cabines Sapura ont été installées pour une période d'essai dans les rues de Hanoi.
Le groupe Schlumberger a procédé lui aussi à une période d'essai avec les PTT de Hanoi, pour l'installation de trente cabines téléphoniques dans les rues de la ville. La période d'essai, débutée en mars 1994, a duré un an. A l'issue de cette année d'essai, les résultats ne sont pas satisfaisants pour les deux parties.
Sapura développe une technologie moins performante (carte magnétique) que son concurrent mais le coût à l'achat est sensiblement plus bas. Aussi, Sapura semble bien s'implanter sur le marché vietnamien tandis que Schlumberger connaît quelques difficultés.
Malgré ses problèmes, Schlumberger a joué la carte de la haute technologie. Celle-ci se révélera peut-être payante à terme, dans la mesure où les autorités vietnamiennes semblent maintenant vouloir s'engager dans le système le plus moderne et le plus efficace existant : la carte à puce. Sapura tente de verrouiller le marché en développant ce système mais semble avoir quelques difficultés à le mettre en place.
Les cartes magnétiques sont moins onéreuses à l'achat, mais à moyen terme, la gestion entraîne des coûts de fonctionnement plus élevés (les communications sont facturées 50% plus cher qu'avec le système déployé par Schlumberger) et s'avère moins simple à gérer. A l'inverse, les cartes à puces qui sont d'un coût supérieur à l'achat sont à l'utilisation moins chères.
Après la période d'essai accordée aux deux entreprises étrangères et dont la seule conclusion certaine est la volonté des autorités vietnamiennes d'intégrer dans le développement de la téléphonie publique vietnamienne les technologies les plus modernes, Sapura s'installe comme opérateur et applique ses propres tarifs alors que Schlumberger se contente de n'être « qu'un vendeur de publiphones » et d'assurer un transfert de technologie.
Après la décision des autorités vietnamiennes de ne développer que des projets intégrant les dernières technologies et donc celle des cartes à puces, Schlumberger pourra faire valoir une plus grande expérience de ce type de technologie, et qui plus est déjà existante et éprouvée. Sapura, au contraire devra remettre à niveau ses anciennes cabines et développer une nouvelle technologie qu'elle ne proposait pas sur le marché vietnamien.
Fin 1993, la valeur totale du marché vietnamien de la téléphonie mobile était de 11 M USD. Des coûts élevés de connexion, des prix des terminaux prohibitifs, une technique obsolète et une mauvaise connaissance des possibilités offertes restent les principaux obstacles à un développement rapide du marché au Vietnam. Néanmoins, des nombreuses sociétés étrangères ont marqué leur intérêt pour ce segment du marché des télécommunications et cherchent à investir dans des réseaux cellulaires nationaux en coopération avec les autorités vietnamiennes du secteur, le Département Général des Postes et Télécommunications (DGPT) et Vietnam Postes et Télécommunications (VNPT).
Le système alphapage, mis en place en 1992, a connu et devrait continuer à connaître une croissance plus rapide que celle des réseaux cellulaires. Selon les prévisions de VNPT, en 1998, les abonnés au téléphone portable devraient être de l'ordre de 187 000 contre 330 000 pour le système alphapage(actuellement le nombre des abonnés au téléphone portable est de 30 000, soit un retard important par rapport aux prévisions annoncées). A cette date, la valeur du marché vietnamien de la téléphonie mobile devrait atteindre les 248 M USD.
Le Vietnam qui en 1993 ne possédait aucun réseau de téléphone cellulaire, en possède, à la fin du deuxième semestre 1995, trois. Deux sont localisés à Hô Chi Minh Ville et le troisième a été installé sur Hanoi. A la fin de 1995, le nombre total d'abonnés est estimé à environ 30000 personnes. La téléphonie cellulaire est particulièrement adaptée à un pays comme le Vietnam. Ce dernier a des contraintes géographiques importantes (difficulté d'accès à certains endroits...), un réseau de ligne fixes qui ne satisfait pas la demande et qui, est sous-développé et enfin un taux d'abonnement téléphonique parmi les plus bas de la région.
Ce développement du marché de la téléphonie mobile intéresse de nombreux industriels. La loi vietnamienne interdit en théorie à un opérateur étranger d'exercer une activité sur le marché vietnamien. Le département Général des Postes et Télécommunications n'a pas tranché définitivement la question et de nombreux problèmes restent en suspens, même si la situation tend à se clarifier.
Le marché vietnamien de la téléphonie mobile ne comprend pas uniquement les équipements des réseaux mais aussi les terminaux récepteurs. Dans ce domaine, le numéro un est le constructeur américain Motorola qui a notamment vendu 3000 terminaux récepteurs à Vietnam Mobile Services en octobre 1994. Motorola espère pouvoir en vendre entre 20 et 30 000 en 1995. La vente des terminaux récepteurs non agréés par le Vietnam Mobile Services n'est pas autorisée. Les autres fournisseurs de terminaux récepteurs sont Nokia, Ericsson,
Alcatel et Nec. Vietnam Mobile Services a décidé d'acheter 30 000 terminaux, 10 000 à Motorola, 10 000 à Nokia et 10 000 aux autres.
Le troisième réseau cellulaire vietnamien est fondé sur une technologie différente de celle du GSM. Singapour Telecom International a signé avec les Postes de Ho Chi Minh Ville un accord pour une congestion d'un réseau cellulaire intégrant la technologie AMPS. Ce réseau est entré en service à la fin de l'année 1993. Le fournisseur du matériel a été le constructeur suédois Ericsson. Cette coopération expérimentale entre l'opérateur singapourien et les autorités vietnamiennes du secteur des télécommunications semble avoir un avenir intéressant malgré des difficultés administratives. Le nombre des abonnés est de 6000 sur un total de 6500. Au cours de l'année 1995, la capacité a été portée à 12 000 abonnés potentiels par une extension des possibilités de la technologie utilisée. Cette « révision » a été décidée en novembre 1994 par un accord entre la société Ericsson et les deux partenaires singapourien et vietnamien.
Les projets des différents opérateurs ayant soumis une demande de coopération
France Télécom Mobile International, filiale du groupe français France Télécom, après avoir prêté son concours technique à Vietnam Mobile Services d'août 1993 à la fin 1994 pour la mise en oeuvre du réseau Alcatel à Hanoi.
Ayant pris pied sur le marché cellulaire vietnamien, France Télécom Mobile International a commencé à négocier avec Vietnam Mobile Services pour l'obtention d'un réseau national. Les concurrents les plus sérieux à cette offre française étaient les suédois Comvik associés à leur compatriote Kinnevik.
Les autorités vietnamiennes semblaient avoir des problèmes de choix, face aux deux propositions. Un temps, il avait été question de développer deux réseaux. Cependant, l'idée a été vite abandonnée afin de garantir une approche nationale du problème et de ne pas recréer une « division » nord/sud. L'investissement total prévu par le projet de France Télécom Mobile International se montait à 90 M USD. D'autres candidats potentiels avaient fait d'autres offres notamment Cable & Wireless (GB) et Champion (GB).
Après plusieurs mois de négociation, les autorités vietnamiens ont accordé à Comvik AB et Kinnevik AB leur licence d'investissement en collaboration avec le Vietnam Mobile Services. A l'occasion de la visite officielle de M. Vo Van Kiet, Premier Ministre du Vietnam, à Stockholm, les sociétés suédoises Ericsson, Comvik et Kinnevik se sont engagées à investir 347,5 M USD dans la prochaine décennie dans le secteur des télécommunications. Le principal de ces investissements sera celui réalisé par Comvik et Kinnevik qui investiront 341,5 M USD en partenariat avec Vietnam Mobile Services.
En 1995, le Département Général des Postes et Télécommunications et Vietnam Mobile Services envisagent l'installation de réseaux téléphonique cellulaire ou l'extension des réseaux déjà existant à Hanoi, Haiphong, Quang Ninh, Danang, Ho Chi Minh ville et Vung Tau.
Le principal interlocuteur vietnamien dans le domaine de la téléphonie mobile est l'opérateur vietnamien, Vietnam Mobile Services. Créé à la mi-93 en tant que filiale de Vietnam Postes et Télécommunications (opérateur national vietnamien pour les télécommunications) Vietnam Mobile Services est rapidement passé sous le contrôle de Département Général des Postes et Télécommunications. A l'heure actuelle, Vietnam Mobile Services gère les réseaux cellulaires numériques de Hô Chi Minh ville et de Hanoi. Son but est de devenir gestionnaire d'un réseau national dans la téléphonie mobile. Cette question d'un réseau national avec la participation d'un opérateur étranger est un problème primordial à résoudre et qui semble parvenir à une solution.
Un exemple de coopération avec un opérateur étranger a déjà eu lieu. Singapore Telecom International, en participant avec les Postes de Hô Chi Minh ville a participé à la gestion d'un réseau de téléphones portables fondés sur la technologie AMPS avec comme fournisseur Ericsson. Cependant, la coopération ne donne pas entière satisfaction à Singapore Telecom International dans la mesure où, les contrôles administratifs tatillons n'ont cessé de retarder les autorisations finales que le Comité d'Etat à la coopération et aux Investissements devait donner. Face à ces situations administratives complexes, une simplification des contrôles devrait permettre de rendre le marché plus attractif et donc permettre son développement.
Les réseaux déjà mis en place
Le Vietnam a officiellement adopté la norme GSM comme standard pour la téléphonie mobile vietnamienne. A la fin de 1995, il existe trois réseaux GSM au Vietnam.
Le plus ancien a été mis en place à Hanoi en août 1993. Les équipements choisis ont été des produits Alcatel. Jusqu'en juillet 1994, le réseau était géré par les Postes de Hanoi puis la gestion a été confiée à Vietnam Mobile Services. Alcatel entretien et négocie actuellement l'extension de ce réseau vers Haiphong et la baie d'Halong. Le nombre d'abonnés à ce réseau serait d'environ 750 personnes à la fin de 1994 sur une capacité totale de 2000 abonnés.
Le second réseau géré également par le Vietnam Mobile Services a pour équipements du matériel Ericsson. Ce réseau qui compte 1300 abonnés couvre les régions sud allant de Hô Chi Minh ville jusqu'à Bien Hoa Vung Tau. Au début la capacité totale du réseau était à 6500 abonnés mais aurait été augmentée à 65 000 abonnés. Un projet d'extension du réseau à toutes les régions de sud du Vietnam incluant la ville Danang est en cours de réalisation en coopération avec Comvik et Kinnevik.
Le projet prévoit la constitution d'un réseau de téléphonie cellulaire national. L'investissement portera, non seulement, sur l'installation, le montage et la gestion d'un système cellulaire, mais aussi, sur la mise en place d'un réseau national alphapage. Les équipements seront localisés à Hanoi, Danang et Ho Chi Minh Ville, afin de permettre une couverture maximale.
L'apport au capital des deux entreprises suédoises s'élève à 127.8 MUSD. Elles sont chargées de la fourniture des techniques d'exploitation et de gestion, du transfert de technologie et de la formation des techniciens vietnamiens.
Le projet couvre une période de dix ans. Pendant les cinq premières années, les bénéfices seront partagés à part égale entre les deux parties. Les cinq années suivantes, la partie vietnamienne recevra 60% des bénéfices.
Dès la première année, la capacité totale d'abonnement devrait atteindre les 60 000 abonnés, après dix années d'exploitation, il est prévu que le réseau en compte 180 000.
La multinationale suédoise Ericsson, qui occupe 40% du marché mondial de la téléphonie mobile, comptera parmi les fournisseurs d'équipements.
La signature de ce contrat signifie le rejet par les autorités vietnamiennes du projet de France Telecom Mobile International dans ce domaine. Toutefois, compte tenu des montants en jeu dans ce projet suédois, il est possible que Comvik et Kinnevik souhaitent faire appel à des investisseurs extérieurs.
Fin du monopole de Vietnam Mobile Services
Simultanément au passage de Vietnam Mobile Services dans le giron du Département Général des Postes et Télécommunications en 1994, Vietnam Postes et Télécommunications a reçu l'autorisation d'exploiter un nouveau réseau cellulaire en interne dont les constructeurs Siemens et Motorola seront les fournisseurs avec une partie consultant dévolue à Cable & Wireless. Cette nouvelle entité brise le monopole qu'avait Vietnam Mobiles Services sur le marché vietnamien de la téléphonie mobile. Le nouveau réseau devrait être opérationnel dès fin juin 1996. Le but affiché est d'arriver, dans un premier temps, à un nombre d'abonnés de 35000. Le marché potentiel est estimé par le directeur à 40000 en 1996, 65000 en 1997 et 500000 en l'an 2000.
